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Un budget responsable et équitable

Dessinant les grandes lignes du mandat, le budget 2015 a été élaboré dans le respect de l’engagement de l'Union Citoyenne de ne pas augmenter la part communale des impôts locaux et dans un contexte de désengagement de l’État.

Un contexte très contraint

L’enjeu pour la Municipalité est de parvenir, grâce à une gestion saine et rigoureuse du budget municipal et une répartition équilibrée des efforts, à dégager, malgré les contraintes financières croissantes et l’endettement de la ville, des moyens financiers pour soutenir et encourager les initiatives porteuses de développement social et économique.

Le budget 2015 a été construit dans un contexte très contraint, lié tant aux choix de l’État dans une économie atone qu’à la situation financière de la ville. Les deux grandes sections qui composent le budget en sont impactées : le fonctionnement (financement des actions et prestations actuelles) et l’investissement (programmation des projets d’avenir). Chacune doit être en équilibre, c’est-à-dire que le montant des dépenses prévues doit correspondre au montant des recettes attendues.

Baisse historique des dotations de l'état 

Afin de réduire le déficit des comptes publics, l’État a adopté un pacte de responsabilité et de solidarité. Entre 2015 et 2017, 11 milliards d’euros sont ainsi déduits du concours de l’État aux budgets des collectivités locales (villes, départements, régions) pour assurer le financement de leurs prérogatives. Pour Villejuif, le manque à gagner est évalué à 12,5 millions d’euros sur les trois prochaines années.


Autre contrainte, l’endettement à Villejuif. Près de 40% des emprunts contractés sont dits « structurés » : leurs taux d’intérêts varient en fonction des cours en bourse. Ces emprunts aussi appelés « toxiques » ont pour conséquence l'augmentation des intérêts, plus de 17% par an entre 2011 et 2013 pour Villejuif. « Plus la dette est importante, moins la Ville est souveraine dans ses choix. » souligne Philippe Vidal, Adjoint au Maire en charge des Finances.

Une gestion saine et rigoureuse

Dans ce contexte, toute économie réalisée sur la section de fonctionnement doit permettre de dégager des marges de manoeuvre pour rembourser la dette de la Ville et investir dans de nouveaux projets. La Municipalité adopte pour ce faire une approche globale fondée sur :

  • une réduction et une maîtrise rigoureuse des dépenses,
  • une recherche systématique de financements extérieurs (subventions, partenariats privés pouvant dégager 2,84 millions d'euros en 2015),
  • une gestion active du patrimoine de la ville (cession de réserves foncières et de biens privés pour 10,09 millions d'euros),
  • la diversification et l’optimisation des ressources financières,
  • l’adaptation des modes de gestion et de production des services municipaux et la rationalisation des ressources humaines (par tenariats publics-privés, mutualisation au sein des services et à l’échelle intercommunale, etc.)

Les budgets sacralisés

Pour autant, avec 18 millions d’euros d'investissements, le budget 2015 vise à poursuivre l’amélioration des conditions de vie des habitants et à développer l’attractivité de la ville. La sécurité dans une ville plus propre, la solidarité, la santé, l’éducation, la culture et le sport sont au coeur des priorités municipales et des projets portés par la Municipalité. Leurs budgets sont « sacralisés » insiste Philippe Vidal.
Dans un objectif de modernisation du service public, un effort est engagé en faveur de l’e-administration et des outils numériques (125000€ en 2015).
De grands projets se dessinent à Villejuif notamment autour du réseau du Grand Paris Express et du futur technopôle en santé de Campus Grand Parc, mais aussi du pôle Louis-Aragon ou encore à l’occasion de la rénovation des quartiers sud. Ces perspectives d’avenir devraient favoriser le développement économique et l'emploi et ainsi, générer de nouvelles possibilités d’investissement.

 Les 8 engagements : 
  1. le développement économique et l’emploi
  2. la sécurité publique assurée dans une ville plus propre
  3. une urbanisation maîtrisée
  4. la solidarité et la préservation du lien social
  5. la santé et la qualité de vie préservées
  6. l’école, le périscolaire, la culture et le sport pour tous
  7. la démocratie participative et transparente
  8. une fiscalité et une gestion de la dette raisonnée
 

Le budget 2015 en quelques chiffres

 
 Pas d'augmentation de la part communale des impôts locaux

 

Evolutions par rapport au budget 2014

Recettes :
La participation de l’État au budget de fonctionnement de la ville diminue fortement (-1,7 millions soit -9,9% par rapport à 2014).
En baisse également, la contribution de la Communauté d’agglomération (-1,3%), le produit des impôts locaux (-1,7%) et les « autres recettes » (-4,3%). Celles-ci correspondent aux loyers et subventions perçus et aux recettes des prestations (dont 5,8 millions de participation des familles, en fonction de leur quotient, aux coûts des activités et services).

Dépenses :
Les dépenses de fonctionnement des services diminuent de 15,2% grâce à un effort d’optimisation et de mutualisation ; certaines sont toutefois incompressibles (ex. : assurances et entretien des bâtiments).
Bien que les effectifs soient stables, les dépenses de personnel augmentent (+3,2%) avec les revalorisations légales des salaires, notamment les plus modestes.
Les subventions et participations diverses sont en hausse (+4,4%).
Une réflexion est engagée sur les attributions futures au regard de l’intérêt local des actions des associations et de leur complémentarité avec les politiques municipales.