Questions-réponses

Projet de Puits de géothermie à Villejuif(cimetière des Pommiers)

Une réunion de présentation du projet puits de géothermie s'est tenue le 12 novembre 2013. Elle avait pour but de présenter aux riverains du quartier l'avancée du projet et de répondre aux questions, notamment concernant la phase de travaux.

La géothermie à Villejuif est ce qu'on appelle de la géothermie profonde. Il s'agit de forer à 2 km de profondeur afin d'utiliser l'eau chaude (entre 50 et 80°C) d'une nappe souterraine appelée le DOGGER. Deux puits vont être creusés dans le but d'extraire l'eau géothermale pour réchauffer de l'eau douce via un échangeur thermique. L'eau géothermale « refroidie » est ensuite réinjectée dans un second puits pour retourner dans le DOGGER à 1,5 km du puits de pompage.
La géothermie est une énergie renouvelable. Elle permet de diminuer la production des gaz à effet de serre et des microparticules dans l'air, mais également de fournir une énergie économique, à un prix stable (pas de fluctuation des prix selon les conjonctures contrairement aux énergies fossiles). De fait, elle constitue un outil de lutte contre la précarité énergétique.
La SEMHACH est aujourd'hui devenue une société publique locale, c’est-à-dire qu'elle est constituée à 100% par de l'actionnariat public. Elle se compose des Villes de Chevilly-Larue, L'Haÿ-Les-Roses et Villejuif. Elle alimente actuellement environ 27 000 équivalent-logements au réseau de géothermie, permettant ainsi de diminuer la production de gaz à effet de serre de 35 000 tonnes chaque année et de proposer des tarifs compétitifs en matière de chauffage et d'eau chaude.
La création d'un nouveau puits de géothermie, sur une parcelle jouxtant le cimetière dit des Pommiers, rue Jean-Baptiste-Baudin, était nécessaire au développement du réseau pour raccorder de nouveaux bâtiments. Il permettra à terme d'alimenter plus de 35 000 équivalent-logements.

Ce projet a fait l'objet d'une enquête publique du 12 novembre au 6 décembre 2013, permettant au public de consulter le dossier et de formuler ses observations.

Les questions posées par les riverains et les réponses apportées

Question : Qui est le propriétaire du terrain où va être réalisé le forage?
Réponse  : La Ville est le propriétaire historique du terrain. Celui-ci a été divisé en 2 parties, l'une pour le cimetière et l'autre pour le futur chantier de forage de géothermie (5000 m²).
A terme, seuls 3000 m² sont nécessaires à l'exploitation des puits. Ces 3000 m² ont été cédés à l'euro symbolique par la Ville au Syndicat Intercommunal par délibération du Conseil municipal du 24 mai 2012. Cette cession représente la participation de la Ville de Villejuif au patrimoine du Syndicat Intercommunal.
Les 2000 m² restants restent propriété de la ville, et doivent être aménagés en jardin public.

Question : Où va être située la centrale et qu'est-ce que le décaissement ?
Réponse : La future centrale sera située à une distance de 50 m des premières habitations (côté Domaxis). Le décaissement est le fait de creuser la parcelle qui est à environ 1,50 m au-dessus du niveau de la rue. Cela permettra « d'enterrer la centrale » pour partie ce qui diminuera sa hauteur (environ 5 m) et donc sa visibilité depuis la rue. Cela permettra aussi d'améliorer l'isolation au bruit pendant les travaux.


Question : Serait-il possible de rendre publique la nature des sols suite au sondage ?
Réponse : oui.

Question : Comment seront choisis les bâtiments à raccorder ?
Réponse : La SEMHACH étudiera les demandes de raccordement et leur faisabilité. Elle raccordera également les bâtiments récents, étudiera les possibilités de raccordements au sein de la future ZAC Campus Grand Parc mais également celles de l'IGR. La centrale devrait être terminée fin 2015. Un premier recensement de tous les bâtiments potentiellement raccordables a été réalisé en 2012, sous la forme d’un Schéma Directeur du développement du réseau de chaleur. Cette étude sera régulièrement mise à jour. Mais les raccordements ne se font qu'à la demande des propriétaires (copropriétaires, bailleurs sociaux, organismes publics, entreprises…)

Question : En tant que propriétaire de pavillons, ce projet ne nous apporte rien ?
Réponse : A l'heure actuelle, les maisons individuelles ne sont pas raccordables au réseau de géothermie car le coût des travaux ne permet pas une bonne rentabilité. Néanmoins, le passage à la géothermie pour de nombreux bâtiments va permettre de réduire la production de gaz à effet de serre et donc d'améliorer la qualité de l'air sur le territoire (un des objectifs du Schéma Régional Climat Air Énergie de la région). De plus, les économies qui seront réalisées sur les bâtiments communaux participent à une meilleure gestion des deniers publics.

Question : Est-il possible de visiter la centrale de Chevilly-Larue ?
Réponse : La SEMHACH organise régulièrement ce genre de visite et propose également d'organiser des visites durant le chantier de géothermie sur Villejuif. Elle ne manquera pas de ternir informées les personnes ayant évoquées leur intérêt lors de cette réunion.

Question : Est-ce que la centrale en fonctionnement sera moins bruyante que celle de Chevilly-Larue ?
Réponse : La centrale de Chevilly a été réalisée il y a 30 ans et n'était à l'époque à proximité d'aucune habitation. Les logements construits depuis à proximité ne se plaignent pas de nuisances particulières. Malgré tout, une attention toute particulière sera apportée pour ce qui est du traitement phonique. Le bâtiment sera construit en béton avec de l'absorbant phonique et des pièges à son sur les ventilations.

Question : Le phasage travaux montre que le forage du second puits débute en mai et doit durer 7 semaines. Qu’en est-il du bruit à ce moment, en début d’été ?
Réponse : La partie la plus bruyante est la première semaine de forage, et doit avoir lieu en mai 2014. Tout est fait pour que le forage se termine courant juin, limitant l'impact durant la période estivale. Les travaux de construction de la centrale en elle-même ont été planifiés après la période estivale pour minimiser la gêne occasionnée.

Question : Pourquoi la machine de forage tourne-t-elle la nuit ?
Réponse : La machine de forage doit tourner 24 h sur 24 h le temps de creuser le puits dans son intégralité afin d'éviter le rebouchage ou l'affaissement du puits. C’est effectivement une contrainte au niveau du bruit mais il n'est pas possible de faire autrement. Néanmoins, si une phase de forage est supposée faire plus de bruit, elle ne sera pas lancée en fin de journée mais le lendemain matin.

Question : Une protection phonique est-elle prévue pendant les travaux ?
Réponse : Le mur d'enceinte du terrain est déjà un bon écran phonique. L'outil de forage se situant en bas du mât de forage, le mur devrait bloquer une partie du bruit. D'autre part, les préfabriqués utilisés pendant la phase de forage seront disposés autour dudit forage afin de faire un autre écran phonique. Le décaissement permettra aussi de diminuer l'impact sonore.
La question du niveau sonore a été intégrée dans les critères de choix des entreprises.
Il a également été prévu dans les dossiers de consultations du marché public qu'un superviseur de forage soit présent afin d'être réactif face, entre autre, à des nuisances sonores. Le forage durera 2 fois 50 jours (le bruit sera surtout dû aux pompes et aux changements de tiges de forage). Des relevés de niveaux sonores seront effectués régulièrement durant le chantier.
Un acousticien indépendant sera choisi une fois le marché attribué (le choix de l'acousticien dépend du type de machine de forage retenu). Ses relevés seront mis à disposition des habitants.
Enfin, les entreprises retenues ont l'habitude de travailler en milieu urbain.

Question : Des odeurs émanent-elles de l'eau soufrée ?
Réponse : L'eau géothermale tourne en circuit fermé et ne produit donc pas d'odeurs au niveau de la centrale. Néanmoins, pendant les essais de production, il est possible qu'il y ait quelques odeurs de soufre. Ces essais dureront  1 ou 2 heures. L'odeur n’est ni persistante ni dangereuse.

Question : Pendant le forage, est-ce que l'on peut sentir le soufre ?
Réponse : Non, il n'y a pas de dégagement de soufre lors du forage. En revanche, il est possible que des odeurs de fuel (groupes électrogène et camions) existent le temps des travaux. Du matériel électrique a été choisi lorsque cela était possible mais il y a nécessairement du matériel fonctionnant au fuel.

Question : Qui finance ces travaux ? y a-t-il un impact pour le contribuable ?
Réponse : Ce n’est pas la Ville qui finance les travaux. Le syndicat de communes auquel Villejuif a adhéré à 30 ans (création en 1983). Il a déjà financé les autres centrales et réseaux et a remboursé tous ses emprunts, d'où l'ouverture à la Ville de Villejuif qui fournit le terrain.
Le syndicat finance à 40% sur fond propre et emprunte les 60% restant.
Les emprunts sont contractés par le syndicat intercommunal, qui les rembourse grâce aux primes d'abonnement des usagers et à la vente de la chaleur (part investissement). La mairie a cédé le terrain pour la centrale de géothermie. La SEMHACH y développera également un volet paysager avec un futur jardin public ainsi que la construction d'un local à vocation pédagogique.

Question : Quelles seront les activités de la salle qui va être crée ?
Réponse : Cette salle aura 2 fonctions. Elle servira d’un part à la SEMHACH de local éducatif sur l'environnement et la géothermie. D’autre part, elle servira à la Ville et au quartier pour d'éventuelles réunions ponctuelles. Ce ne sera en aucun cas une salle des fêtes. Sa capacité d'accueil sera limitée et elle se situera sur un seul niveau.

Question : Y a-t-il des projets pour le futur jardin public ? Serait-il possible de faire un potager car il sera à proximité de l'école ?
Réponse : Le projet n'est pas encore défini. Il est donc envisageable d'étudier la possibilité d'inclure un potager. Une des maitrises d'œuvre du projet est dédiée à l'aspect architectural du bâtiment et des espaces verts. La qualité de l'investissement est donc forte sur l'aspect paysager.

Question : Qui a voté le projet ?
ponse : Il s'agit du syndicat qui est constitué d'élus de Villejuif et des autres communes du syndicat avec un même pouvoir de décision pour chaque partie.

Question : Est-ce que le mur d'enceinte va disparaitre ?
Réponse : Pour la phase forage, le mur sert de protection acoustique. Néanmoins, il n'a pas encore été décidé si ce mur serait conservé ou non à la fin du projet. Cela sera discuté avec l'architecte ainsi que les parties prenantes du projet.

Question : Les arbres qui seront coupés seront-ils replantés ?
Réponse : Cela est prévu avec l'aménagement de la parcelle. Des arbres de hautes tiges seront replantés mais d'autres végétaux également.

Question : Par où vont rentrer les camions de travaux ?
Réponse : Une nouvelle ouverture va être réalisée rue Jean-Baptiste-Baudin à l'angle de la parcelle, pour faciliter l'entrée des camions courants, qui sortiront par l'accès actuel.
La foreuse, quant à elle, entrera, puis ressortira en marche arrière, par la nouvelle entrée. Il s'agira alors de convois exceptionnels, mais il n'y aura pas d'allers et venues puisqu'elle ne sera évacuée qu'une fois le forage achevé.

Question : La sortie des camions est proche des écoles. Actuellement lorsque des camions circulent on ne voit rien. Est-il envisageable de mettre un feu ou un miroir ?
Réponse : Des mesures de sécurité seront prises lors de ces phases de travaux : une partie du stationnement sera interdit pour faciliter les manœuvres des camions et il a été expressément demandé dans l'appel d'offre que les camions ne circulent pas aux heures d'entrées et de sorties d'écoles. La SEMHACH se chargera de surveiller le respect de ces mesures. Une partie du trottoir sera également fermée pendant les travaux et une déviation piétonne mise en place.
Pour ce qui est des miroirs, une réflexion est à mener sur ce problème par les services techniques de la Ville.

Question : Combien de camions sont prévus en période de forage ?
Réponse : Les camions seront plus nombreux lors du décaissement. l'évacuation de la terre prendra 7 à 15 jours et il est possible dans ces périodes que les mouvements soient de 30 camions par jour (sur une semaine, début janvier). Le forage est moins impactant en termes de mouvement. La moyenne est de 4 camions par jour.

Question : Est ce qu’il y a un interlocuteur spécifique en règle générale ?
Réponse :
Pour ce qui est des interlocuteurs, les informations seront disponibles à l'entrée du chantier (noms, fonctions, numéros de téléphone). De plus, la SEMHACH assure une astreinte 24 h / 24 h et missionne un superviseur de forage qui pourra être présent même de nuit pour constater quelque chose sur le chantier.
La SEMHACH met également en place un dispositif de messages par mails pour tenir informé les habitants du quartier (ayant renseignés leurs coordonnées lors de cette réunion) de l'avancée des travaux grâce à un reporting régulier.

Question : Quand sera lancé le référé préventif ?
Réponse : Un référé préventif sera lancé avant le début des travaux, vers le mois de janvier.
Un expert délégué par le tribunal va inspecter toutes les parcelles autour de la future centrale. Il s'agit de réaliser un état des lieux en cas de contestation pour effectuer d'éventuelles indemnisations si des dégâts ont été causés par les travaux.
Actuellement il ne manque plus que les données cadastrales afin d'identifier les propriétaires des parcelles situées autour du terrain. Le tribunal sera ensuite saisi pour désigner un expert. L'expert passera chez les personnes habitant dans le périmètre immédiat (une convocation du tribunal sera envoyée par courrier à chaque personne concernée pour l'informer du jour et heure de passage). L'expert regardera également toutes les rues, voiries et devantures des maisons dans un périmètre plus large, ainsi que le cimetière.

Question : Après les travaux, est-il est prévu de refaire la route ?
Réponse : Le référé qui va être réalisé (inspection par un expert délégué par le tribunal de toutes les parcelles autour de la future centrale. Il s'agit de réaliser un état des lieux en cas de contestation pour effectuer d'éventuelles indemnisations si des dégâts ont été causés par les travaux) sert justement à voir si des dégâts auront été causés. Néanmoins, la SEMHACH n'interviendra sur la chaussée que s'il est avéré que ce sont les mouvements des camions qui ont créés un affaissement ou autre. Une réflexion est à mener sur un éventuel partenariat avec la Ville concernant une possible réfection de la voirie concomitante à la fin des travaux.

Question : Est-ce qu’il y a des risques de fissuration pour les habitations proches ?
Réponse : Non, il n'y a pas de risque de fissuration des bâtiments à cause du forage. Des études géotechniques et un sondage à 80 mètres de fond ont été réalisés pour connaitre l'état des sols. Les équipes pratiqueront un forage sans eau sur les 25 premiers mètres pour ne pas hydrater les argiles (le sol n'étant pas argileux à cet endroit il s'agit d'une mesure de sécurité supplémentaire).
De plus il ne s'agit pas d'un forage au marteau. Cela ne créé donc pas de vibrations.

Question : A qui faudra-t-il s'adresser en cas de fissures ?
Réponse : Il faudra contacter directement l'expert désigné par le tribunal.