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Villejuif Notre Ville, n° 134


L'édition numérique du n° 134 de Villejuif Notre Ville est en ligne


 

Le Bio dans les assiettes


En cette rentrée 2010, les demi-pensionnaires des écoles maternelles et élémentaires auront la surprise de manger des aliments issus de l'agriculture biologique, trois fois par semaine (sans incidence sur les factures pour les familles).  La municipalité répond ainsi à l'attente de nombreux parents et poursuit ses efforts pour améliorer la qualité et la diversité des repas. A ce titre, désormais, des menus différenciés seront proposés aux maternels et aux élémentaires, mieux adaptés aux besoins des enfants. Et bientôt, l'école élémentaire Pasteur sera la quatrième équipée d'un self-service.
Voir les menus des mois de septembre/octobre


 

Nouveaux horaires de la médiathèque


A partir du 7 septembre, les horaires d'ouverture de la médiathèque Elsa-Triolet seront modifiés comme suit : Mardi : 15h – 20h. Mercredi : 10h – 18h. Jeudi : 14h – 18h. Vendredi : 15h – 18h. Samedi : 10h – 18h.
Médiathèque Elsa-Triolet : 1, esplanade Pierre-Yves-Cosnier. Tél. : 01 45 59 25 59.


 


Réforme des Collectivités


Le Sénat rejette le mode d’élection du Conseiller territorial !

L’examen en deuxième lecture du projet de loi de réforme des collectivités territoriales au Sénat a confirmé un large mouvement de rejet des propositions les plus nocives qu’il comporte.
Dans un premier temps, en adoptant l’amendement présenté par la sénatrice Nicole Borvo-Seat, les sénateurs ont réaffirmé que « la compétence générale est un principe fondateur de la libre administration des collectivités locales ».
Ils ont ensuite logiquement rejeté par 335 voix contre 5, l’article 35 de la loi qui ne respectait pas ce principe.
Ils ont enfin rejeté également le mode d’élection du Conseiller territorial.
A l’issue de ces débats, le projet de loi de réforme des collectivités territoriales apparaît comme incohérent avec les attentes des populations. Une majorité d’élus locaux exige que d’autres orientations président à cette réforme.
Pour ma part, j’exprime ma satisfaction devant l’élargissement du rassemblement pour le respect de la capacité des collectivités territoriales à agir aux côtés et en faveur des populations. Je remarque également avec satisfaction l’exigence grandissante d’un mode d’élection qui respecte la diversité des sensibilités et leurs représentations dans toutes les assemblées élues.
Les mobilisations engagées avec le mouvement « le Val-de-Marne, j’y tiens ! » ont sans nul doute contribué, à leur échelle, à cette sensibilisation de l’opinion publique et des élus.
Les prises de positions du Sénat constituent un encouragement à poursuivre et amplifier le rassemblement pour la seule réforme qui vaille : celle qui obligerait enfin l’Etat à compenser aux départements les charges financières correspondantes aux responsabilités qu’il leur a transférées au titre de la solidarité nationale.
Pour le Val-de-Marne cela représente 70 millions d’euros pour l’exercice 2010 au seul titre des allocations RSA, APA et PCH et 249 millions d’euros cumulés depuis 2002.
Christian Favier
Président du Conseil général du Val-de-Marne

Le 8 juillet 2010

www.cg94.fr


 

Autour d’une exposition réalisée par les communistes de Villejuif


Hommage à Pierre-Yves Cosnier, disparu voici dix ans

Maire de Villejuif de 1977 à 1999, Pierre-Yves Cosnier est décédé voilà maintenant dix ans. A l’initiative de la section du PCF de Villejuif, un hommage lui a été rendu mercredi 26 mai en mairie, autour d’une exposition à sa mémoire. L'occasion de revenir sur ses combats, les projets ambitieux en cours ou finalisés portés par les différentes municipalités de gauche de 1925 à nos jours.

«Chaque pas fait dans la ville nous ramène à son empreinte de maire au service de tous, (…) attentif et déterminé à construire un monde meilleur, (…) franc, loyal, intègre, désintéressé. » le 24 mai 2000, le maire Claudine Cordillot rendait ainsi hommage à son prédécesseur décédé 5 jours plus tôt, qui lui avait transmis son écharpe le 16 octobre 1999 lors d’un conseil municipal extraordinaire.
Né en novembre 1939 en Vendée, élu maire en 1977 à la suite de Louis-Dolly, il fit le choix fondamental d’une ville humaine.
L’aménagement du Centre Ville symbolise cette volonté : la rue Le-Bigot est transformée en voie piétonne, les maisons sont rénovées, le commerce de proximité est conservé, dynamisé. Dans un souci de mixité, des logements sociaux en location ou en accession sont construits et voisinent avec des pavillons et des résidences privées. Autre exemple : les Hautes-Bruyères, avec sur un même site des logements, des activités, des équipements sportifs, une école, une crèche, un parc départemental et des jardins familiaux.

Des réalisations nécessaires aux habitants

Villejuif avec Pierre-Yves Cosnier, c’est également la poursuite et le développement d’une politique sociale qui identifie pour une large part la gestion de notre ville : la réalisation de nombreux équipements, le développement du sport de masse, le soutien à la création artistique, la bataille pour la reconnaissance du théâtre Romain-Rolland.
C’est la défense de l’école avec le souci de créer les meilleures conditions d’étude pour offrir à chaque enfant toutes les chances de réussite. C’est la démocratie au centre de toutes décisions : chaque projet fait l’objet d’une concertation avec les intéressés jusqu’à obtenir le consensus le plus large.
C’est aussi l’objectif permanent du développement économique de la ville et de l’emploi : défense des trois grands hôpitaux et ses centres de recherche de renommée internationale, émergence de projets qui à présent se concrétisent dans le cadre de la Vallée Scientifique et Technologique de la Bièvre; il fut l’un des initiateurs de l’Entente Economique entre Villejuif et les communes voisines qui forment aujourd’hui notre Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre.

Homme de combat

Maire, il était aussi homme des combats : la lutte pour le métro, pour la réalisation de la zone d’activité de l’Epi d’Or qui compte aujourd’hui 60 entreprises et 1 200 emplois ; la lutte contre les saisies et les expulsions ; le combat pour la paix, contre le racisme et pour la solidarité internationale et sa rencontre, en 1993 à Villejuif, avec Nelson Mandela.
Parmi toutes ses batailles,toutes ses luttes, celle pour les finances locales été particulièrement importante. Un autre de ses grands combats est celui pour le droit de vivre en sécurité : les Villejuifois peuvent témoigner que pas un trimestre ne passait sans qu’une initiative n’ait lieu pour réclamer les moyens nécessaires afin d’assurer la sécurité à laquelle chaque Villejuifois a droit. Au centre de toutes les luttes qu’il a menées, de toutes les décisions qu’il a prises, il plaçait la vie, le bonheur, le progrès, l’Homme.
L’action de la municipalité de gauche à Villejuif et de leurs maires depuis 1925 s’inscrit dans une tardition de progrès social et urbain qui a marqué profondément la ville aujourd’hui. Cancer-Campus et la pépinière des Barmonts, la rénovation du stade nautique ou le siège national du LCL, la rénovation des quartiers sud et nord-ouest, l’essor des Hautes-Bruyères, l’évolution du centre-ville sont, entre autres, autant de réalisations ou de projets qui, tout en s’inscrivant dans la continuité de l’action municipale de l’ancien maire et ses équipes successives, portent une vision moderne, celle d’une ville du 21° siècle ; sans oublier la bataille actuelle pour le budget et les moyens du service public, les actions pour une école de la réussite, la création du Conseil local de sécurité (CLSPD), la participation aux initiatives pour la Paix et le désarmement, la lutte pour la sauvegarde de l’hôpital, la défense du droit au logement pour tous, la démocratie participative autour du PLU…
On ne les citera pas tous, mais ces projets, actions et combats illustrent la suite logique et actuelle des valeurs que défendait l’homme politique à qui la ville rend hommage à l’occasion des dix ans de sa disparition.


 

Logement : arrêt immédiat des expulsions


Villejuif, Zone de Protection des Locataires

Parce que la municipalité fait le choix de la mixité, qui mêle logement marchand et logement hors-marché, qu’elle défend les intérêts de ceux qui occupent leur logement plutôt que de ceux qui le considèrent comme une rente, la majorité municipale a proposé un voeu pour exiger l’arrêt immédiat des expulsions, la réquisition des logements vides, la revalorisation des aides personnalisées au logement.
En France, la pénurie de logements est l’une des principales cause de misère, pour des millions de personnes. Le prix de l’immobilier a augmenté 5 fois plus vite que le coût de la vie, et ce sont aujourd’hui 3,6 millions de personnes qui sont mal logées, voire sans abri. « En tant qu’élus locaux, nous savons que ce n’est pas qu’un chiffre, déclare Philippe Le Bris, 1er adjoint au maire. Nous voyons bien ce que sont, dans nos permanences et sur le terrain, des Villejuifois qui souffrent dans leur dignité à cause de leurs conditions d’habitat. » Cette situation n’est pas une fatalité. Ce n’est pas la « faute à pas de chance ». Ce n’est pas non plus parce que la France serait un pays pauvre. « C’est le résultat logique, pour ne pas dire délibéré, des politiques du logement menées par l’Etat depuis des décennies, notamment du mandat de Raymond Barre, ajoute l’élu. C’est tout le sens de la politique « d’aide à la pierre », qui consiste à aider les investisseurs privés à placer dans un produit rentable, avec des défiscalisations ; bien entendu, au détriment du financement direct des constructions : l’argent de l’Etat, au lieu d’aller là où il serait le plus utile, va là où il serait le plus rentable ! »

D’autres choix possibles

Pour la majorité municipale, le gouvernement et son président de la République s’inscrivent dans la continuité, avec un DALO ( Droit au logement opposable, issu de la loi Boutin) qui ne répond pas à la pénurie, avec le surloyer qui casse la mixité sociale dans les quartiers, et avec la baisse continue des crédits pour le logement. « C’est bien parce que cette situation n’est pas une fatalité que nous avons proposé ce voeu, explique M. Le Bris ; parce que d’autres choix sont possibles. Ici à Villejuif, nous faisons le choix de la mixité, qui mêle logement marchand et logement hors-marché ».
Le voeu du conseil municipal propose d’exiger que Villejuif soit une zone de protection des locataires en difficulté économique et sociale ; d’exiger l’arrêt immédiat des expulsions de ces locataires, la réquisition des logements vides, la revalorisation des aides personnalisées au logement. Il demande à ce que la ville s’associe à des initiatives nationales en la matière : le Réseau Stop aux Expulsions de Logement, le « cri d’alarme pour la réalisation d’un million de logements sociaux ». Pour la grande majorité d’élus qui l’ont adopté, il s’agit de soutenir toutes les actions des forces progressistes se mobilisant pour la défense des locataires menacés d’expulsion. Comme annoncé au conseil, le Maire Claudine Cordillot a pris un arrêté suspendant toute expulsion locative de famille en difficulté pour raisons économiques et sociales « jusqu’ à ce qu’il ait été justifié que toutes les mesures ont été prises pour la rendre inutile ».

Prévenir les expulsions

Au service logement, l’une des missions est d’accompagner les famille en difficultés en matière de prévention des expulsion tant dans le parc de logement social que dans le privé; dans le cadre d’un partenariat mené avec les les bailleurs, les associations et les services sociaux départementaux, les services municipaux accueillent, orientent et conseillent les familles concernées.
Le service logement adresse à tous locataires sous le coup d’une mesure d’expulsion un courrier.
Il accueille les personnes pour les informer sur les différentes étapes de la procédure, les sensibiliser sur le contexte du logement et les conséquences d’une expulsion, les mobiliser sur leurs droits et obligations et enfin, les orienter vers un travailleur social et le bailleur. Lors des réunions en sous préfecture, pilotées par un représentant de l’Etat et auxquelles participent Valérie Moncourtois, adjointe chargée de l’habitat, la directrice de l’Espace Départemental des Solidarités et les bailleurs concernés, un point est fait sur l’état de la dette de loyer des locataires sous le coup d’un concours de la force publique. Chaque partenaire apporte les éléments connus sur la famille ; d’où l’importance pour les familles de se faire connaître. A partir du moment où il y a reprise régulière du paiement du loyer, le locataire pourra, avec l’aide de son assistante sociale, faire un dossier auprès du fond de solidarité habitat (FSH) du Conseil Général ce qui l’aidera à apurer sa dette.
Les expulsions (exécution des concours de la force publique sur autorisation du Préfet) ayant repris depuis le 15 mars, les services interviennent auprès de chaque famille qui est reçue au service logement ou par les assistantes sociales de la direction des actions sociales. En 2009, 173 personnes ont été concernées : 144, soit 83%, locataires dans le parc social et 29, soit 17%, locataires dans le parc privé de Villejuif.

PAR ARRÊTÉ DU MAIRE

Toute expulsion locative est suspendue
Le Maire de Villejuif, considérant qu’une expulsion sans relogement immédiat dans des conditions correspondant aux besoins et possibilités de la famille concernée constituerait un grave trouble à l’ordre public, que rien n’interdit à l’Autorité municipale, sans tenir pour inexistante la décision judiciaire, de tout faire (...) pour assurer à ses administrés la sécurité et la protection qu’il leur doit (…), pour s’assurer que tout le possible aura été fait pour éviter soit l’expulsion, soit ses effets dommageables (…) de veiller dans tous les cas à ce qu’une proposition au moins d’hébergement provisoire soit faite aux personnes, avant tout recours à la force publique Arrête que toute expulsion locative de familles en difficulté pour des raisons économiques et sociales est suspendue sur le territoire de la commune de Villejuif jusqu’à ce qu’il ait été justifié que toutes les mesures ont été prises pour la rendre inutile, ou en éviter pour ceux qui en sont l’objet les conséquences dramatiques prohibées par les pactes susvisés, et qu’en tout cas à cette fin aient été mises en œuvre les dispositions de la loi DALO, et qu’il ait été assuré à chaque famille concernée un relogement digne et pérenne.

Un « réseau Stop expulsions locatives » créé à Villejuif

Vendredi 2 avril en salle du Conseil Municipal, Valérie Moncourtois, adjointe à l’habitat, a proposé que la ville s’associe aux initiatives nationales du Réseau « Stop aux Expulsions de Logement » (Résel), en présence d’amicales de locataires, de la CNL, de l’Apeis (demandeurs d’emplois et précaires) et du Parti communiste français de Villejuif. A l’issue de la réunion a été décidée la création dans notre ville d’un réseau de mobilisation pour éviter que les familles en difficulté économique et sociale ne soient jetées à la rue ou contraintes, par la peur, d’abandonner leur logement. Ce réseau se donne pour objectif de mobiliser largement, des amicales aux simples voisins, collègues, amis ou parents d’élève des écoles fréquentées par les enfants. Mme Moncourtois a rappelé la présence de la ville et son maire à la délégation le 7 avril devant la préfecture de Créteil, où des maires ont remis leur arrêté anti-expulsion au Préfet représentant l’Etat.

Plus d’informations au : 01 45 59 20 75.

www.stopauxexpulsions.org


 

Première pierre de la pépinière biotechnologique des Barmonts posée le 18 décembre 2009


La réalisation de Cancer Campus démarre

Claudine Cordillot, Maire de Villejuif ; Laurent Garnier, conseiller général, président de Sadev 94 ; Jean-Marc Nicolle, président de la Communauté d’agglomération de Val-de-Bièvre ; Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne et Christine Revault d’Allonnes, représentant le président du Conseil régional d’Ile-de-France Jean-Paul Huchon, ont posé la 1ère pierre de la pépinière des Barmonts le 18 décembre 2009 en présence des partenaires de l’opération : Gilbert Lenoir, directeur de la prospective et du développement de l'IGR et Vice-président de Cancer-Campus ;  un représentant de l’Agence de développement du Val-de-Marne ; Patrick François, directeur interrégional de la Caisse des Dépôts et Christian Pépineau, président de la CCIP Val-de-Marne

La ville de Villejuif, l’aménageur Sadev 94, le Conseil régional d’Île-de France, le Conseil général du Val-de-Marne, la Communauté d’agglomération de Val-de-Bièvre, l’association Cancer Campus et ses partenaires, la CCIP du Val-de-Marne, l’Agence de développement du Val-de-Marne et la Caisse des Dépôts ont posé ensemble la première pierre de la pépinière biotechnologique / hôtel d’activités des Barmonts à Villejuif. Première pierre du grand projet Cancer Campus, cette réalisation pourra accueillir, dès 2011, des entreprises biomédicales, des TPE et des PME en développement.

S’inscrivant dans la dynamique de développement de l’activité économique du Sud de Paris, Villejuif multiplie les initiatives pour renforcer son attractivité. D’ores et déjà pôle d’excellence de renommée mondiale dans les domaines de la santé et de la recherche, Villejuif accueille sur son territoire la pépinière / hôtel d’activités des Barmonts. Avec ce projet, Villejuif se dote d’une structure de qualité permettant d’accueillir de nouveaux acteurs économiques sur un axe de communication majeur.

Le Conseil général du Val-de-Marne soutient le projet Cancer Campus depuis ses débuts. Il est membre fondateur de l’association Cancer Campus, aux côtés de l’Institut de cancérologie Gustave-Roussy, de la Communauté d’agglomération de Val-de-Bièvre et de la Ville de Villejuif. Il accorde également une subvention importante à l’association pour son fonctionnement.

La création de ce Campus de cancérologie à Villejuif constitue une opportunité exceptionnelle de développement pour l’ensemble du territoire départemental. L’ambition est de créer, à terme, un pôle de dimension internationale comptant plus de 2000 emplois, en lien avec la recherche, l’innovation et l’industrie biomédicale, inscrit au coeur du pôle de compétitivité Medicen et du Canceropôle, et contribuant également à la dynamique du cône sud de l’innovation à l’échelle francilienne.

Après Biocitech à Romainville, le génopôle d’Evry et la pépinière de Cochin à Paris, ce projet vient renforcer la place de l’Île-de-France dans le paysage des  biotechnologies en offrant une réponse aux entreprises de ce secteur. En complétant ainsi son offre immobilière, l’Île-de-France s’ouvre la voie vers la constitution d’un bio-cluster dans le domaine de la santé, en s’appuyant sur le pôle de compétitivité Medicen, dont Villejuif constitue l’un des territoires les plus dynamiques.

Villejuif, ville de sciences

Villejuif travaille avec Cancer Campus depuis l’origine du projet, aux côtés du Conseil général, de l’Institut Gustave Roussy et des autres partenaires. Il ne pouvait en être autrement, pour cette ville de sciences et de santé, haut lieu de la lutte contre la Cancer.

Ville de science et de santé, Villejuif l’est par ses trente unités de recherche de l’INSERM et du CNRS, par ses trois grands hôpitaux Gustave-Roussy, Paul-Brousse et Paul-Guiraud, par ses 7000 médecins, chercheurs, soignants et personnels médicaux. A cela, il faut ajouter encore deux écoles d’ingénieurs, en partie spécialisées dans l’informatique et la robotique, deux disciplines dont on connaît l’importance pour la Recherche médicale. Il faut ajouter également la plate forme cellules souches, en cours d’implantation dans l’enceinte de l’hôpital Paul-Brousse, née d’un partenariat entre l’INSERM, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et l’Université Paris XI…

Villejuif est la ville où fut inventée la recherche sur le cancer. C’est à l’emplacement même de la future pépinière, sur un terrain appartenant à l’époque à l’hôpital Paul-Brousse, que Gustave-Roussy a créé, en 1934, le premier centre anticancéreux de France et l’un des tout-premiers d’Europe associé à un laboratoire de cancérologie expérimentale. La grande idée était alors de faire travailler ensemble, sur un même lieu et dans une relation étroite, les chercheurs et les équipes médicales. Aujourd’hui, un pas de plus est franchi par Cancer Campus en leur associant le monde des entreprises et les citoyens.

Un bâtiment conçu en adéquation avec le projet et son environnement

Le bâtiment a été conçu pour permettre l’implantation d’entreprises spécifiques du domaine de la recherche, et notamment des entreprises en développement. Ainsi, pour les laboratoires, la pépinière / hôtel d’activités propose des modules de différentes superficies qui pourront accueillir de l’activité, des laboratoires, des espaces communs spécialisés et spécifiques aux besoins des entreprises, ainsi qu’un traitement de l’air et des eaux de lavage avant renvoi vers l’extérieur. Les façades sont largement vitrées. Très fonctionnel et convivial, le bâtiment s’organise en deux ailes, implantées de part et d’autre d’un patio planté, et reliées entre elles par deux noyaux regroupant les circulations verticales et les sanitaires. L’accès piéton, sécurisé, se fera à l’angle de la rue Guy-Môquet et du nouveau parvis.
L’entrée parking se trouvera quant à elle sur la nouvelle voie de desserte. Une aire de livraison, comprenant un quai de déchargement prendra place à l’arrière du bâtiment, à côté de la rampe parking. Le quartier verra, grâce à cette opération, son environnement transformé avec la création d’une place, la place Georges-Marchais, et la réfection de la rue Guy-Môquet.

Une opération mixte accueillant logements, services et activités
Le programme de la Zac prévoit la réalisation d’une pépinière / hôtel d’activités de 7 500 m², dédiée aux entreprises du domaine de la recherche et de la santé ; des logements sociaux ; une résidence services, vouée notamment à accueillir des chercheurs, étudiants et jeunes chercheurs de l’IGR ou famille des parents ; une brasserie ouverte sur un large parvis public, en partie planté, de plus de 2 000 m² ; enfin une voie de desserte des nouveaux immeubles.
Sadev 94, aménageur de la Zac des Barmonts, réalisera également plusieurs aménagements de voirie nécessaires au développement de l’opération : élargissement de la rue Guy-Môquet et création d’une voie de desserte, ainsi que des emplacements de stationnement.
Les logements et la résidence services constitueront le bâtiment en proue sur l’avenue Paul-Vaillant-Couturier, le long du nouveau parvis. Les espaces publics comprendront un vaste parvis public de 2 000 m², partagé entre promenade urbaine et jardin planté, une voie nouvelle de desserte des nouveaux programmes, enfin une reprise de la rue Guy-Môquet le long de l’opération.

La population consultée sur le projet
Le 22 janvier 2009, une nouvelle réunion publique était organisée par la municipalité à la salle des fête de l'hôpital Paul-Brousse, en présence de Philippe Le Bris, 1er adjoint à l'Urbanisme et de Brigitte Charbonneau, adjointe au Développement économique. De nombreux riverains ont ainsi pu prendre connaissance du programme de la ZAC des Barmonts et apporter leur avis sur les projets. Ainsi, à la suite des différentes concertations menées avec les habitants, la hauteur du bâtiment de la résidence-services a été réduite d'un étage. La suite du projet sera présentée lors d'une prochaine réunion publique.

Le calendrier
 > La pépinière / hôtel d’activités
- Démarrage des travaux : janvier 2010
- Livraison du bâtiment : 2° semestre 2011
> Les logements / résidence services
- Commercialisation de la résidence de logements : 1er trimestre 2010
- Lancement des travaux de la résidence de logements : 2° semestre 2010
- Livraison de la résidence de logements : 2° semestre 2012
> Les espaces publics
- Ouverture au public de la voie nouvelle : 2° semestre 2011
- Ouverture du parvis : 2° semestre 2012
Un chantier à faibles nuisances

Un tel chantier induit un certain nombre de gênes temporaires. Si des désagréments sont inéluctables, des dispositions sont prévues pour les limiter eu égard aux riverains, aux ouvriers et à l’environnement.

Ainsi, une attention particulière sera portée sur l’organisation du chantier : délimitation, accès, implantation des installations et des espaces de stockage, horaires, durée… ainsi que sur la sécurité : limitation au maximum des nuisances pour le voisinage et garantie de sécurité tant dans l’enceinte du chantier que sur les abords ; enfin l’information régulière aux riverains et la sensibilisation du personnel.

Tout savoir sur Cancer-Campus
Le Conseil régional d’Île-de-France, le Conseil général du Val-de-Marne, la communauté d’agglomération de Val-de-Bièvre, l’institut de cancérologie Gustave-Roussy (IGR) et la Caisse des Dépôts se sont engagés en faveur de la création d’un pôle de santé, de recherche et de développement économique de dimension internationale, dénommé « Cancer-Campus».
Ce pôle se présente sous quatre dimensions : une dimension scientifique et innovante, dont l’objectif est d’accélérer l’innovation médicale en cancérologie ;  une dimension économique pour accueillir des entreprises à tous les stades de leur développement ; une dimension territoriale au sein d’une région soumise à une forte concurrence ; enfin une dimension politique innovante de santé publique centrée sur l'information et l'accompagnement des patients, la prévention et le dépistage. Cet ensemble est associé à une évaluation des pratiques et de la recherche en sciences humaines ; l'ambition est de faire du Val-de-Marne un département de référence dans la lutte contre le cancer.
Cancer campus
Les financements : 18.6 Millions d'euros
- Sadev 94 : 12.1 Millions d'euros
- Conseil régional d’Ile-de-France : 3.5 Millions d'euros
- Conseil général du Val-de-Marne : 2.5 Millions d'euros
- Communauté d’agglomération de Val-de-Bièvre : 0.5 Millions d'euros


Le programme et son historique présentés sur les palissades

Pour que le public puisse mieux comprendre l'évolution de la Zac des Barmonts, les palissades du chantier ont été illustrées d'une exposition rappelant l'historique du programme et ses projets. Les différents panneaux sont lisibles en cliquant sur les liens suivants :

Exposition 1 : cliquez ici

Exposition 2 : cliquez ici


 

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