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Commémoration du 8 mai 1945

Dimanche 8 mai 2017, en présence d'élus et des associations d'anciens combattants, Franck Le Bohellec, maire de Villejuif, a prononcé un discours en hommage aux combattants de la liberté lors de la commémoration du 72e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945.

 Madame la députée européenne, Madame, Monsieur, les conseillers départementaux, Madame la conseillère régionale, Mesdames, Messieurs, les élus, Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués, Mesdames et Messieurs les représentants des associations d’Anciens combattants et victimes de guerre, Mesdames, Messieurs, Mes chers concitoyens,

Le 8 mai 1945, la Seconde Guerre Mondiale prenait fin. Aujourd’hui, devant ce monument aux morts, nous commémorons avec émotion le 72ème anniversaire de la victoire des forces alliées contre le nazisme et la barbarie.

La capitulation sans condition, signée d’abord dans la nuit du 7 mai à Reims et le lendemain à Berlin, marquait la fin du pire conflit qu’ait jamais traversé l’Humanité.

Plus de soixante nations et cent millions de combattants se sont affrontés dans une guerre impitoyable, aboutissant au bilan abominable de 60 millions de morts, soit davantage que la population actuelle de la France.

Cette guerre avait atteint chacun, qu’il soit militaire ou civil, femme ou homme, vieillard ou enfant. L’Europe venait de subir, impuissante, le plus grand génocide de tous les temps, avec le massacre de 6 millions de Juifs dont 1 500 000 enfants.

La victoire du 8 mai 1945 fit bien sûr se lever dans le camp des Alliés une immense liesse populaire. Mais le bonheur de la paix retrouvée ne pouvait effacer l’atrocité des crimes qui, tout au long de ces longues années, avaient été perpétrés, faisant tant d’innocentes victimes.

En ces termes, le 8 mai 1945, le général de Gaulle annonça la victoire à nos compatriotes. « La guerre est gagnée. Voici la victoire. C’est la victoire des Nations Unies et c’est la victoire de la France…La patrie porte sa pensée et son amour, d'abord, vers ceux qui sont morts pour elle, ensuite, vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et tant souffert" ». Il aura en effet fallu la détermination de tous ceux qui refusèrent l'inacceptable. Nous rendons aujourd’hui hommage à ces combattants de la liberté.

Soldats, maquisards, combattants de l’ombre, tous ont mené le même combat, avec courage, ardeur et espoir. Tous, y compris les plus jeunes, ont fait preuve d’une détermination sans faille. Jamais nous ne pourrons oublier leur engagement au service de la France et de la liberté.

Notre rassemblement d’aujourd’hui s’enracine profondément dans notre histoire : il est l’expression de notre vigilance du présent face aux tentatives de révision du passé, contre l’intolérance et le fanatisme, il est l’expression de notre vigilance pour la paix, le respect de la personne humaine et des droits des peuples. Cette journée nationale est l’occasion de rappeler que la mémoire de ces événements doit vivre, et qu’elle doit être transmise.

Victor Hugo, rappelait à ce propos, "Les souvenirs sont nos forces…on dissipe les ténèbres. Ne laissons jamais s'effacer les anniversaires mémorables. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume les flambeaux".

La mémoire est un exceptionnel outil de travail citoyen. Soyons tous, en ce jour de recueillement, des travailleurs de mémoire. Ce matin, je veux également rendre hommage à d’autres résistants, artisans de la reconstruction, pères fondateurs de l'Europe : Schuman, Monnet, Adenauer, de Gasperi, et bien d'autres, qui ont eu le courage de dire « plus jamais la guerre ».

Ils ont eu la vision d’une Europe en paix et unie et le courage de la proposer aux Européens le 9 Mai 1950. C’est grâce à eux que nous avons pu cicatriser les plaies mortifères de ces années de guerre.

Enfin, Il est plus que jamais utile aujourd'hui de méditer cette pensée du résistant emblématique que fut Pierre Brossolette : « Ce que nos morts attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, mais un élan ! ».

72 ans après, je vous invite à incarner cet élan !

Vive la paix ! vive la République ! Vive la France ! Et vive l’Europe !